Ce 1er mai 2007 a été l’occasion dans la presse britannique, selon la revue de presse de France Culture de ce même jour, d’une polémique à la suite de la condamnation à la perpétuité de cinq
terroristes islamiques qui avaient projeté un attentat en Grande Bretagne. Ce n’est pas la condamnation elle-même qui a fait problème mais le fait que l’on a appris à l’occasion du procès que ces
cinq terroristes, appréhendés 18 mois avant les fameux attentats de juillet 2005, étaient en relation avec les auteurs de ces derniers attentats, que les services secrets britanniques le savaient
mais n’ont rien fait. Ce qui ne les a pas empêché de mentir après les attentats de juillet 2005 en proclamant que ces attentats étaient imprévisibles car leurs auteurs étaient complètement
inconnus !
Il y a plusieurs manières de recevoir ce type d’information. L’interprétation qu’en donne généralement la presse britannique est que les services secrets britanniques n’ont pas pu exploiter leurs
renseignements par manque de moyens matériels et juridiques. D’où la demande insistante d’accroître les moyens matériels desdits services et de leur offrir plus de pouvoir d’investigation et de
contrôle sur la société. Ce qui aura pour conséquence inévitable de faire disparaître les derniers restes de libertés publiques qui existent encore dans ce royaume occidental.
La manière naïve, en effet, consisterait à interpréter l’octroi de moyens et de pouvoirs accrus à ces services secrets comme un outil de lutte exclusif contre la pieuvre d’un terrorisme
islamiste, nouveau Satan du monde libéral.
En réalité, on peut interpréter ces informations de manière beaucoup moins naïve et beaucoup plus cynique. Le terrorisme islamique, nous l’avons dit, sert aujourd’hui de «
Satan », c’est à dire tout à la fois d’épouvantail et de repoussoir pour ceux qui seraient tentés de faire preuve de trop d’esprit critique à l’égard du «
néo totalitarisme » des sociétés capitalistes libérales. Celles-ci, depuis la chute du communisme soviétique, ont entrepris une œuvre de normalisation et de domination
sans précédent des sociétés européennes au service du mondialisme capitaliste. Ce dernier suppose l’existence d’une oligarchie transnationale richissime régnant sans partage sur une masse de
pauvres ou de médiocres. La crainte, bien sûr, c’est qu’une pulsion révolutionnaire se réveille pour balayer cette oligarchie dont le seul critère de supériorité est la richesse. Il faut donc que
cette dernière puisse disposer en même temps de puissants moyens de contrôle de masse et de la soumission volontaire de la majeure partie des populations.
Le phénomène terroriste, judicieusement exploité, peut fournir les uns et l’autre. Il faut qu’il y ait de temps en temps des attentats (spectaculaires mais sans grande conséquence sur
l’économie) pour que la menace soit crédible et que la peur conduise l’homme moyen à accepter une réduction de ses libertés. D’où les « trous » dans la vigilance des services
secrets… et leur revendication, consciencieusement appuyées par des médias aux ordres de qui les paye, de davantage de moyens.
Car, au final, ce ne sont pas les vrais terroristes islamiques qui seront visés mais les citoyens ordinaires. Les terroristes islamiques pourraient être éradiqués du jour au lendemain si le
Système oligarchique le voulait. Mais quelques loups entretenus pour faire peur aux moutons sont trop utiles…
Dans la réalité, ce sont les citoyens ordinaires et surtout les dissidents du nouvel ordre « néo totalitaire » qui sont les vraies cibles.
Par Le Sanglier
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Publié dans : Système
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